Facture en hausse chez Corinne et Didier

Témoignage de Corinne et Didier sur leur facture d’électricité qui a doublé

Vous l’avez lu dans de nombreux articles, le nouveau compteur LINKY est « ruineux », les factures s’envolent chez de nombreux consommateurs et les coûts cachés sont bien là. Défiant tout bon sens, certains fournisseurs d’électricité, comme ici Happ-e une offre de chez ENGIE, continuent à nier l’évidence et à proclamer joyeusement sur leur site :

Un compteur 100% gratuit !  Ni le compteur Linky, ni sa pose ne vous seront facturés !

Quel culot n’est-ce pas. Ceci est évidemment un vilain mensonge.

Depuis le rapport de la Cour des comptes de février 2018 on sait que :

  • Les consommateurs financent un peu à chaque facture les 130 euros de l’appareil.
  • Avec un différé tarifaire jugé excessif qui rapportera à ENEDIS quelques 500 millions d’euros.
  • Et que le déploiement des 39 millions de compteurs représente un investissement de 5,7 milliards. Le journal Le Monde mentionne même un gaspillage de 8 milliards le 6 octobre 2017.
Une courte synthèse du rapport de la cour des comptes de février 2018 sur le compteur LINKY – durée 1’12

En réfléchissant un peu, pensez-vous vraiment qu’ENEDIS va amortir les 6 milliards de déploiement du compteur en facturant l’électricité au même prix ? C’est bien sûr un gag, ce n’est pas réaliste pour un sou, et ils le savent parfaitement.

Non ce qui est prévu c’est que le consommateur paie … tout !

Voici quelques coûts à prévoir en cas de changement de compteur.

Coût supplémentaire : le TURPE

Savez-vous par exemple que les dérapages liés à l’investissement et à la distribution seront répercutés à l’usager via le TURPE 5 HTA-BT, c’est-à-dire à travers le tarif d’utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d’électricité ?

Notez- que celui-ci intègre le compte de lissage associé au projet LINKY.

Coût supplémentaire : l’ERL

L’émetteur radio Linky ou ERL qui permet de récupérer des données plus précises et d’analyser la consommation électrique en temps réel est une option payante.

Coût supplémentaire : le disjoncteur interne au LINKY

Le disjoncteur interne du LINKY, appelé « breaker », est beaucoup moins tolérant que l’ancien disjoncteur externe qui lui supportait au démarrage de certains appareils, comme par exemple une pompe à chaleur, facilement de 5 A à 10 A de plus.

Sans LINKY pour un abonnement de 9kVA le calibre est de 45 A et le déclenchement se faisait entre 49 A et 63 A

Avec LINKY pour un même abonnement de 9kVA le déclenchement se fait entre 42 A et 45 A.

Conversation entre un usager dont l’installation disjoncte continuellement et le dépannage ENEDIS – durée 3’56

Coût supplémentaire : le passage kVA

On est d’accord, l’abonné paie la puissance délivrée. Mais ce qu’ENEDIS tait à l’usager c’est qu’elle n’est plus facturée en kW (puissance active) mais en kVA (puissance apparente ou réactive) qui dépend du cosinus phi (valeur entre 0 et 1) des appareils électriques. Plus il est bas, plus la facture est salée. ENEDIS a préparé son coup depuis 2011, date à laquelle les factures ont été établies en kVA. Les anciens compteurs ne savaient pas calculer la puissance apparente, LINKY le peut, lui.

La réponse d’ENEDIS par rapport aux factures en hausses ?

Estimez-vous heureux ! Vous bénéficiez jusqu’ici d’une faveur. Aujourd’hui avec LINKY vous payez votre consommation réelle, c’est tout à fait normal.

Ils seraient capables de demander un arriéré les bougres.

Comprendre les mécanismes du passage kW à kVA du LINKY et du surcoût qu’il induit – durée 6’39

https://videos2.next-up.org/ENEDIS_Escroc.html

Coût supplémentaire : la vérification de l’installation électrique

Surprise ! Le client est responsable de la vérification, par un installateur électricien qualifié, de l’état de son installation électrique et sa capacité à absorber toute nouvelle puissance souscrite (tome2 de l’Officiel de l’Électricité). Il en supporte les frais selon la norme NF C 15-100 qui régit la partie qui part du coffret jusqu’à l’installation électrique du logement.

Autrement dit, suite au remplacement d’un compteur standard par un LINKY il est fortement conseillé, comme on va le voir par la suite, de faire vérifier son installation. En effet, les poseurs ne respectent pas systématiquement les règles de sécurité et la norme NF C 14-100 qui s’impose au distributeur d’électricité.

Un comble pour un service public !?

La mise en place de filtres pour bloquer la dirty electricity (électricité sale) du LINKY – durée 6’14

https://videos2.next-up.org/ENEDIS_Linky_Dirty_Electricity.html

Coût supplémentaire : le dépannage et remplacement des appareils endommagés

Ensuite n’oublions pas la réparation, voire le remplacement, des appareils électriques endommagés par le CPL injecté par LINKY dans le réseau électrique domestique. Cette pollution est appelée LDE pour Linky dirty electricity. Petite note au passage, le CPL LINKY est 500 fois plus puissant que le CPL 175 Hz utilisé par ENEDIS pour la gestion heures pleines / heures creuses. Il peut donc aisément endommager l’électroménager, ordinateur et tout autre appareil électrique branché sur le réseau de l’habitat. Il présente bien sûr des risques sanitaires pour toute personne assujettie à l’électrosensibilité.

Coût supplémentaire : les filtres à la charge du client

L’ANSES préconise l’installation de filtres pour éviter la propagation des signaux CPL (courant porteur en ligne) dans le logement (rapport de juin 2017). L’usager qui veut se protéger des désagréments du CPL LINKY devra donc investir dans des filtres conçus pour limiter les harmoniques polluantes et éviter par ailleurs l’augmentation de la consommation énergétique due à cette pollution.

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